L'Errant
Chaque parcelle du monde détient sa propre histoire, certaines sont courtes et légères, d'autres sont les prémices d'un monde qui les a aujourd'hui dévoré. Le monastère fait partie de cette catégorie. Là où les villages ninja se sont fondés sur l'unification ou la guerre, ce petit édifice est le reflet de croyances aujourd'hui disparues.
Tout commence avec un homme, vagabond à une époque où le monde n'était rien de plus qu'une terre vierge. Un homme chez qui les balades à travers les hameaux n'avait laissé que désespoir et résilience. Il pouvait voir la misère amenée par la maladie, touché par leur sort, mais démuni faute de compétence. Une maladie inconnue, mais redoutable, touchant majoritairement ceux ayant le système immunitaire le plus faible.
Elle apporta le désespoir aux familles, et la haine de voir les siens s'effondrer de fatigue, lassés de lutter.
Tout commence avec un homme, vagabond à une époque où le monde n'était rien de plus qu'une terre vierge. Un homme chez qui les balades à travers les hameaux n'avait laissé que désespoir et résilience. Il pouvait voir la misère amenée par la maladie, touché par leur sort, mais démuni faute de compétence. Une maladie inconnue, mais redoutable, touchant majoritairement ceux ayant le système immunitaire le plus faible.
Elle apporta le désespoir aux familles, et la haine de voir les siens s'effondrer de fatigue, lassés de lutter.
La Lueur
C'est alors qu'il fit la rencontre d'une femme, une lueur d'espoir. Une petite herboriste d'un minuscule hameau, qui tenait bon face à cette maladie. Grâce à un mélange de plantes, elle était capable de rallonger l'espérance de ces victimes d'environ 3 ans grâce à une ingestion régulière. Un exploit, suffisant pour donner de quoi rêver. Ce fut le déclic pour ce vagabond, une idée qui permettrait à tous d'espérer à nouveau.
Le Grand Dessein
Il exposa son plan, proposer aux malades de venir croire à nouveau. Croire au spirituel, remettre sa foi en une entité supérieure pour apaiser leur souffrance. Le remède serait administré tous les jours sous forme de repas, et mis sur le compte d'un bienfaiteur silencieux dans le ciel. Les malades pourront travailler, aider leur prochain et approfondir leur foi. Le moment venu, une fois les 3 ans écoulés, les croyants seraient envoyés en pèlerinage vers l'élévation pour justifier leur disparition.
De cette manière, chacun pouvait retrouver la volonté de vivre.
Ils se mirent au travail, firent appel à des ouvriers pour construire un bâtiment, symbole de l'élévation, au sommet d'une chaîne de montagne : le Monastère.
De cette manière, chacun pouvait retrouver la volonté de vivre.
Ils se mirent au travail, firent appel à des ouvriers pour construire un bâtiment, symbole de l'élévation, au sommet d'une chaîne de montagne : le Monastère.
L'Essor
Ainsi, le plan se mit en marche, le vagabond s'égarait, apportant la nouvelle partout, pendant que l'herboriste récoltait, concoctait et réunissait assez de stock pour tenir.
Les peuples furent sceptiques, mais le vagabond avait tout préparé, à ses côtés une victime de la maladie, plus vieille que tous les autres, voyageant sans mal.
Il ne fallut pas longtemps pour voir les malades affluer, accompagnés de leur famille. Ainsi, la vie au monastère se développa, des prières régulières, une soupe quotidienne, contenant l'essence du prolongement de leur vie. Les sourires sur le visage des familles venant rendre visite, les rires des malades, cette situation prouva que l'espoir perdurait, même dans les moments difficiles, tant qu'au moins une personne continue à y croire.
Les peuples furent sceptiques, mais le vagabond avait tout préparé, à ses côtés une victime de la maladie, plus vieille que tous les autres, voyageant sans mal.
Il ne fallut pas longtemps pour voir les malades affluer, accompagnés de leur famille. Ainsi, la vie au monastère se développa, des prières régulières, une soupe quotidienne, contenant l'essence du prolongement de leur vie. Les sourires sur le visage des familles venant rendre visite, les rires des malades, cette situation prouva que l'espoir perdurait, même dans les moments difficiles, tant qu'au moins une personne continue à y croire.
La Chute
Mais la joie ne dura qu'un temps, la dévotion des malades était toujours sans faille, mais l'heure du premier pèlerinage sonna. Ce mot est d'autant plus juste que l'annonce de celui-ci se faisait via la grande cloche en son sein, toujours debout aujourd'hui.
Un dernier adieu à leur famille pour les malades, le vagabond et l'herboriste dissimulant leur chagrin derrière un sourire, la pierre angulaire de l'espoir général.
Les années passèrent, 5 ans, 10 ans, 15 ans. Les deux bienfaiteurs sentaient la vieillesse peser sur leur épaule comme un rocher insoutenable.
La charge de travail s'accumulait pour le vagabond, cloîtré dans son bureau depuis des années pour rédiger des missives au nom des disparus pour la croyance des familles, afin que les rêves ne s'effondrent jamais.
La charge mentale n'était plus supportable, le vagabond tenait le coup, mais pas l'herboriste. Des disputes éclatèrent, une santé au bord du gouffre, la fatigue se lisait sur leur visage comme s'ils étaient devenus les malades.
Un dernier adieu à leur famille pour les malades, le vagabond et l'herboriste dissimulant leur chagrin derrière un sourire, la pierre angulaire de l'espoir général.
Les années passèrent, 5 ans, 10 ans, 15 ans. Les deux bienfaiteurs sentaient la vieillesse peser sur leur épaule comme un rocher insoutenable.
La charge de travail s'accumulait pour le vagabond, cloîtré dans son bureau depuis des années pour rédiger des missives au nom des disparus pour la croyance des familles, afin que les rêves ne s'effondrent jamais.
La charge mentale n'était plus supportable, le vagabond tenait le coup, mais pas l'herboriste. Des disputes éclatèrent, une santé au bord du gouffre, la fatigue se lisait sur leur visage comme s'ils étaient devenus les malades.
Le Rideau tombe
L'herboriste, fatiguée et aux portes de la mort, prit la décision de lever le rideau.
Une annonce qui fit trembler tous les hameaux, certains mort de chagrin, d'autres empli de haine, et entre les deux, les compréhensifs, les remerciant d'avoir su donner l'espoir, même s'ils étaient peu nombreux.
La plus belle des volonté s'est transformée en une des plus grandes manipulations de cette époque. Nos deux héros seront dépeints comme des escrocs ayant abusé de leurs compétences pour utiliser les malades à des fins personnelles, et dissimulant leur mort.
Quelques mois plus tard, l'herboriste, marquée par le travail acharnée, se donna la mort, incapable de soutenir le regard du monde.
Une annonce qui fit trembler tous les hameaux, certains mort de chagrin, d'autres empli de haine, et entre les deux, les compréhensifs, les remerciant d'avoir su donner l'espoir, même s'ils étaient peu nombreux.
La plus belle des volonté s'est transformée en une des plus grandes manipulations de cette époque. Nos deux héros seront dépeints comme des escrocs ayant abusé de leurs compétences pour utiliser les malades à des fins personnelles, et dissimulant leur mort.
Quelques mois plus tard, l'herboriste, marquée par le travail acharnée, se donna la mort, incapable de soutenir le regard du monde.
Quant au vagabond, il a disparu. Personne ne sait ce qu'il est devenu. Certains racontent qu'il s'est fait assassiné par vengeance, d'autre qu'il a erré sans but. Mais ce qui est sûr, c'est que, comme tout le monde, il fut oublié.
Ce qui reste
La seule trace, le seul vestige de cette époque tenant debout est le Monastère. Il fut utilisé à de nombreuses reprises depuis, mais rien ne pourra jamais effacer le symbole qu'il demeure.
Il reste et restera à jamais l'emblème de l'espoir, un espoir incompris et funeste, mais un espoir quand même. Aujourd'hui il est surtout un lieu de recueil pour ceux qui croient encore, ou qui ont besoin de croire. Toute personne cherchant un sens pourra peut-être y trouver son bonheur, mais attention à ne pas se perdre.
Il reste et restera à jamais l'emblème de l'espoir, un espoir incompris et funeste, mais un espoir quand même. Aujourd'hui il est surtout un lieu de recueil pour ceux qui croient encore, ou qui ont besoin de croire. Toute personne cherchant un sens pourra peut-être y trouver son bonheur, mais attention à ne pas se perdre.